Un bilan un peu mitigé après la lecture de 3 enquêtes du commissaire Maigret, piquées au hasard ; j’y ai trouvé du bon, et du plus discutable. Il n’est pas certain que je lirai un jour “l’intégrale” …
S’il y en a que vous avez trouvées meilleures que les autres, je serai ravie de réviser mon jugement, un peu à l’emporte-pièce je veux bien l’admettre !
Maigret et l’inspecteur Malgracieux
Un courtier en diamants est retrouvé assassiné dans la rue ; Maigret, quoiqu’occupé par une autre affaire, ne peut s’empêcher de penser à ce meurtre, mis en scène de sorte à rappeler la manière dont un criminel s’était suicidé 6 mois auparavant.
Maigret chez les Flamands
Une jeune femme contacte Maigret, recommandée par un proche de celui-ci, pour qu’il innocente son frère. Maigret se rend donc dans le nord, à la frontière avec la Belgique et pendant quelques jours, il va évoluer dans cet univers où les français jalousent les riches flamands.
Cécile est morte
Depuis quelques temps, une jeune femme vient régulièrement trouver le commissaire, inquiète car elle a remarqué des traces de visite nocturne dans l’appartement qu’elle partage avec sa vieille tante, impotente. Comme la surveillance de l’immeuble n’a rien montré de suspect, la jeune femme fait l’objet d’une certaine ironie au sein de la PJ. Mais un jour, alors qu’elle était venue voir Maigret qui l’avait fait attendre plus que de raison, elle disparaît et sera retrouvée morte peu après.
J’apprécie la lenteur de Maigret, l’image que l’on se fait de lui au travers des descriptions de Simenon, par petites touches. J’apprécie, aussi, le climat, le jour, la nuit, la lumière, très présents dans les 3 textes.
En revanche, j’aime moins : l’impression que deux des 3 enquêtes que j’ai lues ont été “tournées” dans le même immeuble (c’est peut-être moi qui manque d’imagination…), avec des personnages tous un peu minables et vils (peut-être les mêmes “acteurs” ?). Je regrette également l’absence de personnage capable de vraiment tenir tête à Maigret, il est seul dans le paysage et les autres (collègues, épouse, victime et coupable) ne sont que des figurants sans grande épaisseur…
Je suis donc sensible à l’atmosphère du Paris de Maigret, ainsi qu’au personnage lui-même : celui-ci n’est d’ailleurs pas sans rappeler (ou anticiper, c’est selon) certains “vieux de la vieille” du polar contemporain, qui eux-aussi avancent au rythme de leurs intuitions, et déambulent dans Paris, Ystad ou Venise… Mais les intriguent me touchent moins, sans que je parvienne à mettre le doigt sur ce qui me dérange. Les enquêteurs de mes auteurs préférés ne sont-ils pas, eux aussi, confrontés à des coupables aux motivations viles et basses ? Qu’est-ce qui, dans ce cas, me dérange avec les coupables (et les mobiles) que démasque Maigret ?
septembre 09



Bonsoir, c’est vrai, les romans Maigret manquent un peu d’action. Je préfère voir la version films. Reste que Simenon est un fin observateur.
Les polars de Donna Léon, dont l’histoire se déroule à Venise et traite de sujets actuels et brûlants comme les déchets chimiques, sont très bien écrits.
Voir aussi les polars de Petros Markaris. Bonne lecture,
Posté par Leandra (ancien blog) — 18 Juin 2011, 22:05